La culture en danger.

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Je suis né dans le 93 et ai fais une partie de mes études à Montreuil et je suis aussi artiste sculpteur, au delà de ça, je pense que la situation se généralise et si en ce moment on focalise pour la mise en place d’un programme répressif sur le 9.3 , le problème et la solution se trouve bien ailleurs, sans épiloguer sur la police de proximité qui faisait le lien et qui a été supprimée , voici la demande du député de seine St Denis:

Madame, Monsieur,

Après avoir lancé avec Jack Ralite, le 19 décembre dernier, l’appel en faveur de « la culture en danger », qui a recueilli plus de 30 000 signatures, j’ai proposé à la majorité départementale de présenter un budget de combat pour dénoncer ce qui menace l’exercice des compétences volontaires des Départements. La culture compte en premier lieu au titre de ces compétences.

L’étranglement financier des collectivités territoriales, voulu par le Gouvernement, pèse dès cette année sur le budget des Départements : la taxe professionnelle supprimée n’est pas compensée à l’euro près, le ticket modérateur a été maintenu et représente, pour le Département de la Seine-Saint-Denis, un montant de 36 millions d’euros ; quant aux transferts de compétences depuis 2004, la dette de l’Etat atteint 640 millions d’euros à l’égard de la Seine-Saint-Denis.

En présentant un budget en déséquilibre, j’ai souhaité, avec l’ensemble des membres de la majorité départementale, affirmer la gravité exceptionnelle de cette situation.

J’ai proposé, dans le domaine de la culture, de sauvegarder l’intégralité du budget affecté aux subventions de fonctionnement de tous les partenaires culturels du département. J’ai également maintenu les moyens importants affectés au salon du livre de jeunesse à Montreuil, afin de prendre le temps de rechercher d’autres financeurs pour 2011. Les quelques ajustements qui ont été opérés restent marginaux, et permettent de préserver l’intégralité du maillage de notre politique culturelle. C’est probablement la dernière année que cela sera possible sans changement de la politique du Gouvernement.

La période qui s’ouvre doit rester une période de mobilisation intense. Les festivals de printemps et d’été doivent permettre d’élargir la mobilisation au public : en supprimant l’autonomie fiscale des collectivités territoriales, les politiques publiques en faveur de la culture sont menacées d’étranglement financier. En supprimant demain la clause des compétences générales, le Gouvernement annonce la fin des financements publics en faveur de la création, de la diffusion et de l’action culturelle. Or, 70 % des financements publics en faveur de la culture proviennent des collectivités.

C’est ensemble, acteurs culturels, élus, artistes, et citoyens, que nous devons profiter de cette période pour inverser la tendance. Si rien n’était obtenu, nos 50 dernières années de politique culturelle d’exception seraient détruites. Seule la voie de la culture marchande tirerait son épingle du jeu. C’est la démocratie qui en serait durablement affaiblie. C’est l’exception française qui serait menacée. C’est un pan économique essentiel à l’attractivité de notre pays qui serait mis en cause. C’est l’histoire de la France et son rapport à la création qui serait anéantie.

Je reste personnellement déterminé, avec la plupart de mes collègues Présidents de Conseils généraux, à sauver les collectivités territoriales de ce mauvais piège tendu par le Gouvernement et à permettre notamment aux politiques culturelles de se développer encore, avec le même élan que celui né des grandes lois de décentralisation de 1982. Je prendrai, dans les semaines qui viennent, d’autres initiatives collectives en ce sens.

 

Claude Bartolone

Député, Président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

La culture en danger

 



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